Accueil > Documents URCF > UN PROGRAMME RÉVOLUTIONNAIRE ET SOCIALISTE

UN PROGRAMME RÉVOLUTIONNAIRE ET SOCIALISTE

septembre 2010

Le programme de l’URCF constitue
un outil essentiel sur lequel la
classe ouvrière peut prendre appui
pour orienter ses luttes vers le renversement
des rapports de production capitalistes,
et constituer les alliances nécessaires avec
d’autres couches populaires victimes du
pouvoir sarkozyste, de la vie chère, du chômage,
des attaques contre les droits démocratiques...

Elaboré lors du deuxième
Congrès et enrichi au fur et à mesure des
luttes, il part des conditions objectives du
développement capitaliste et de la crise du
système pour, à travers un certain nombre
de revendications d’urgence politiques, sociales,
démocratiques, écologiques, poser la
question de la rupture avec le capitalisme.

Le programme traite de
la nécessité de son
renversement et de la
construction d’une
société socialiste, seule
capable de satisfaire
durablement les besoins
sans cesse croissants
des individus.

L’opportunisme triomphant
du PCF, dans les années 60, ne permettait
plus que ce parti soit porteur d’un
programme de rupture révolutionnaire avec
le capitalisme. Sa politique reposait sur la
conquête du pouvoir aux côtés de la social-démocratie,
sur un programme de
« démocratie avancée, » sans destruction de
l’État bourgeois et de sa dictature. Les travailleurs
étaient cantonnés à une lutte syndicale
à l’entreprise et électorale dans les urnes.

C’est en ce sens qu’il n’y a plus de parti
communiste en France. C’est pourquoi
l’URCF milite pour reconstruire un parti de
type léniniste qui ne considère pas les acquis
obtenus sous le capitalisme par des luttes
comme l’exemple d’un “modèle social français”
et ne cache pas aux travailleurs la nature
de classe de l’État. La politique de réaction
sur toute la ligne des groupes monopolistes,
mise en oeuvre successivement par la
gauche et la droite, porte atteinte à ces acquis
que la bourgeoisie avait dû concéder à
la Libération quand le PCF et la C.G.T.
étaient forts et savaient diriger les luttes des
travailleurs et quand existaient l’URSS et le
camp socialiste. Parmi ces acquis, les services
publics, même s’ils avaient en dernière
instance pour finalité d’assurer les profits
des monopolistes, permettaient la satisfaction
d’un certain nombre de besoins populaires
(se déplacer, communiquer, se soigner,
se former...), et accordaient à leurs travailleurs
un statut, la plupart du temps plus
avantageux que dans les entreprises privées.

Quand le rapport de forces s’est inversé au
profit du capital financier au niveau mondial,
leur liquidation a été entreprise, notamment
avec l’instrument de l’Union Européenne,
pour permettre la destruction des
droits sociaux et le remplacement de services
relativement bon marché ou gratuits par
des prestations payantes et inaccessibles aux
revenus modestes. Les résistances à ces liquidations
sont nombreuses. Mais elles se
heurtent à la division habilement
créée entre travailleurs
du public et du privé,
à l’intégration des directions
syndicales ou du
moins à leur neutralisation.

S’appuyant sur les luttes
des travailleurs et usagers
et les besoins de la population,
l’URCF propose la constitution de
pôles de services publics garantissant des
services tendant vers la gratuité et dégagés
de la rentabilité financière. Cette revendication,
nécessitant la nationalisation et le retour
au monopole public des services privatisés
ou scindés (SNCF, EDF-GDF, La Poste
et France Télécom...), réalisable sous le capitalisme
mais intenable pour la bourgeoisie,
conduira à un aiguisement des luttes de
classe et, en lien avec d’autres fronts de
lutte, appellera à une réponse politique : le
renversement de l’État capitaliste, l’appropriation
par la population travailleuse des
moyens de production, c’est-à-dire le socialisme
et le pouvoir des ouvriers. Le programme
développe également des axes de
lutte contre l’Union européenne et ses diktats,
pour la restauration des droits souverains
concédés aux instances supranationales,
pour le retrait de l’OTAN…