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Une lutte nationale pour les postiers (mars - avril 2011)

avril 2011

Face à l’acharnement antisyndical,
de type patronal, des directions
postales dans les départements,
les postiers envisagent, avec leurs organisations,
de porter au niveau national les
luttes contre la privatisation, pour la défense
des revendications.

En effet, les coups pleuvent envers tous
ceux qui résistent contre les conséquences
d’une privatisation en cours des services
postaux.

La notion de rentabilité, condition de la
privatisation, passe par le refus de toute
négociation sur les bas salaires, la contractualisation
et la précarisation des emplois.

À Marseille, des postiers luttent depuis
plus de 100 jours pour se faire entendre
sur les questions des effectifs, et dans le
même temps, dans différents départements,
des exclusions sont prononcées
contre des délégués qui osent s’élever
contre la diminution des rotations des
tournées de facteurs et l’augmentation
drastique des charges de travail.

Tous ceux qui refusent l’introduction des
critères du secteur privé (rentabilité, précarité
etc..)dans le public sont sanctionnés.
O l i v i e r ,
B e r t r a n d ,
G a ë l l e . . . ,
dans le 75,
le 92 et
ailleurs, subissent la répression, 12 à 24
mois d’exclusion pour avoir voulu défendre
les postiers contre la précarité sociale
et lutter contre la dégradation de la qualité
de travail qui en découle pour les usagers.

L’URCF, opposée au processus de privatisation
imposé par la Banque Centrale
Européenne, et à la cotation boursière de
la Poste, soutient sans réserve le combat
des postiers contre la dégradation sociale
du statut des fonctionnaires.

La lutte doit se politiser et se porter au
niveau national, afin de regagner le service
public unique de la distribution, d’obtenir
au moins la nationalisation des banques et
des monopoles privés, pour répondre aux
besoins urgents des travailleurs et des
usagers.

La dictature de classe, fondée sur le bipolarisme
UMP/PS, a amené les partis dits
les plus à gauches à accepter les solutions
les plus réactionnaires (mixité publicprivé),
afin d’aménager, sous couvert
d’ « Europe sociale », le passage du public
au privé.

Pour se défendre au quotidien, il faut
ensemble, en partant de la base, construire
le front d’alternative populaire.