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C’est le capitalisme qu’il faut virer !

mercredi 7 décembre 2011

L a classe dominante capitaliste est
impuissante à enrayer la crise de
son système.

Durant des années, des politiciens bourgeois
comme Fillon nous ont rebattu les oreilles
sur le thème « les sacrifices d’aujourd’hui
sont les emplois de demain
 », les « aides aux entreprises
 » (les centaines de milliards depuis 20
ans) « sont la voie pour retrouver la confiance et la
relance économique
 ». Les résultats sont là. Les
sacrifices pour le travail perdurent, toujours
plus accentués ; les entreprises aidées spéculent
plus que jamais et le Capital fait appel
aux véritables producteurs de richesse, la
classe ouvrière, pour payer et combler les
pertes boursières et assurer leur profit maximum.
Injustice permanente

Des politiciens bourgeois comme Sarkozy
ou Chirac considèrent que « les promesses
n’engagent que ceux qui les croient
 ».
« Travailler plus pour gagner plus », « Zéro
SDF », « pas de hausse d’impôts », « suppressions
de postes pour payer plus les enseignants »,
« défense et relance de l’industrie »
…, autant de
propos démagogiques qui se sont traduits en
réalité par l’inverse : travailler plus et plus
longtemps pour gagner toujours moins. Les
SDF et les pauvres n’ont jamais été aussi nombreux
(8 millions) ; quant aux impôts, ils n’ont
de cesse d’être augmentés (CSG pour moins
de remboursements, TVA, jour de carence en
arrêt maladie en plus…), alors que les cadeaux
fiscaux aux oligarques financiers se
montent à 75 milliards. L’industrie est plus
sinistrée que jamais avec la perte de 250 000
emplois supplémentaires sous le pouvoir de
Sarkozy ; rien ne l’arrête : PSA, qui a reçu
l’aide de l’État et qui est bénéficiaire s’apprête
à supprimer 5000 emplois. Le pouvoir d’achat
des travailleurs ne cesse de baisser pour
alimenter les immenses profits du Capital.
D’autres politiciens bourgeois « à gauche
 », comme Hollande, reprochent au gouvernement
« son manque de rigueur pour appliquer
la rigueur ». Jugeons sur pièce les propos
du candidat PS : « Il ne s’agira pas (avec l’énième
plan de rigueur de Fillon - Ndlr -) du
budget le plus rigoureux depuis 1945… Est-ce que
ces mesures de 6 à 8 milliards seront suffisantes ?
Sûrement pas !
 ».

Ceux qui, malgré tout, croient au changement
avec le PS sont prévenus. Il est significatif
que la majorité sociale-démocrate au Sénat
se soit fait l’écho d’une rigueur accrue en soutenant
les critiques au plan Filllon de l’Union
européenne, qui préconisait d’aller encore
plus loin dans la casse sociale. Mais là, rien de
surprenant. Pendant des années, on nous a
bassinés avec « l’Europe » qui, de Maastricht à
l’euro, devait nous apporter la « justice sociale
 », la « prospérité ». Cette UE craque de
partout. L’inégalité de développement opère,
et les pays qui étaient pauvres à leur entrée
dans l’UE sont toujours les pays pauvres.
Quand on voit la Grèce sous tutelle allemande
avec la complicité des capitalistes grecs, quelles
sinistres réminiscences !

Cette Europe impérialiste et son bilan
sont rejetés de plus en plus massivement par
les peuples. Toutes les contradictions du capitalisme
vont aller en s’exacerbant. L’austérité
et l’appauvrissement qui en découle vont aggraver
la crise de surproduction et la déflation.
Dans le même temps, la résistance populaire
s’amplifie : Indignados qui dénoncent
droite et « gauche », précarité et misère de la
jeunesse ; grèves générales conduites par l’héroïque
classe ouvrière grecque, manifestations
politiques (Grèce, Italie, Portugal, Grande-
Bretagne,…). La supercherie d’une prétendue
opposition droite-gauche éclate, quand, fortes
de leur consensus, ces formations politiques
s’unissent dans un gouvernement d’Union
Nationale pour l’austérité, comme en Grèce et
en Italie.

L’argent existe avec les profits et les dividendes,
les fortunes colossales de l’oligarchie
financière, toutes nées de l’exploitation de la
classe ouvrière ; refusons le chantage à la
dette et à la crise, refusons de payer leur crise
et leurs dettes !

En France, la mystification électorale présidentielle
opère et repousse les attentes aux
résultats électoraux ; or, toutes les conquêtes
ont toujours été arrachées au prix des luttes et
des grèves. C’est l’arme la plus efficace du
travail contre le Capital dans les luttes quotidiennes.
Dès maintenant, refusons le rêve dangereux
du réformisme, d’un autre capitalisme,
« sans finance » mais « productif » ; rejetons
l’illusion du « tout électoral ». L’ignorance des
lois du capitalisme est un obstacle à l’émergence
d’une véritable alternative populaire ;
alors, que, dans le même, la bourgeoisie capitaliste
conduit les peuples vers la catastrophe
économique. C’est la faillite du système et
d’une classe « corrompue et avide » [Lénine].
C’est maintenant à la classe ouvrière d’opérer
le rassemblement populaire autour d’elle
pour travailler au renversement du capitalisme.

Faisons grandir
partout
ce mot d’ordre :
c’est
le capitalisme
qu’il faut virer !