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PSA Aulnay : l’URCF aux côtés des travailleurs !

samedi 18 août 2012

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Le 24 juillet 2012, les militants de l’URCF ont distribué un tract de soutien aux travailleurs de PSA Aulnay (contenu à lire ci-dessous) :

TOUS EN LUTTE POUR EMPÊCHER LES LICENCIEMENTS ET LA FERMETURE DE L’USINE PSA D’AULNAY !

La confirmation par PSA de son projet de fermer l’usine d’Aulnay-sous-Bois et de supprimer 8000 emplois suscite la colère légitime de tous les travailleurs. Comment accepter qu’une firme qui nous exploite sans vergogne en recourant au travail précaire, en payant des salaires de misère, et par dessus le marché s’engraisse à travers toutes sortes d’aides publiques, décide de liquider des unités de production, jetant à la rue des milliers de travailleurs et aggravant la désindustrialisation du pays ? A nouveau, les capitalistes nous font payer leur crise pour sauvegarder et augmenter leurs profits. A nouveau, tout l’appareil idéologique du pouvoir se met en marche pour empêcher toute alternative au système de gagner les esprits.

CONTRE LA LOGIQUE CAPITALISTE, LES REVENDICATIONS DES TRAVAILLEURS

Aucun prétexte avancé pour justifier le plan de PSA n’est recevable. Le groupe vend plus de 3,5 millions de véhicules par an et verse près de 457 millions à ses actionnaires. De toute façon, nous n’avons pas à nous préoccuper des problèmes réels ou non qu’ont les capitalistes à écouler leurs marchandises. Le profit est en effet créé par les travailleurs lors de la production, c’est ensuite que la classe bourgeoise a besoin de transformer à nouveau cette marchandise en argent pour continuer le cycle Argent-Marchandise-Argent. La crise de surproduction est liée au système. Elle résulte de la concurrence liée à la propriété privée et de la contradiction entre la masse de marchandises produites dans le cadre d’une exploitation accrue des travailleurs et la possibilité toujours plus réduite pour ceux-ci d’acquérir ces mêmes marchandises. Quand un capitaliste trouve la possibilité d’accélérer la rotation du capital et d’obtenir un profit plus important en utilisant des machines plus productives ou une main d’oeuvre qu’il achètera à un prix moins élevé, il n’hésitera pas à fermer une usine même rentable.
Face à l’économie capitaliste, il n’y a d’autre choix que de lutter pour nos revendications :

- Annulation du projet de fermeture
- Interdiction de tout licenciement à PSA
- Embauche des intérimaires
- Augmentation de 300 euros de tous les salaires

LA NATIONALISATION DE PSA : UN OBJECTIF À NOTRE PORTÉE

Le capitalisme est un système criminel et inhumain pour lequel tout est bon pour réaliser un maximum de profits. La propriété privée des entreprises et la dictature de la classe bourgeoise en sont les piliers. L’expropriation sans indemnisation des possesseurs du groupe (qui n’a rien à voir avec les appels à une prise de participation de l’Etat dans le capital lancés par des politiciens de la gauche jusqu’à l’extrême-droite) et la nationalisation sous contrôle des travailleurs est la seule solution pour maintenir les emplois et l’outil de production. Cette lutte doit être menée partout dans la perspective du renversement de la classe capitaliste et de l’instauration d’une société socialiste dans laquelle les richesses produites par les travailleurs reviendront aux travailleurs. Lutter pour la nationalisation des entreprises signifie affronter l’Etat capitaliste, l’Union Européenne. Toute “solution” qui ne sort pas du cadre du système est impossible. C’est ce qu’explique par exemple le Parti Communiste de Grèce aux travailleurs qui en font l’expérience avec les fausses promesses des partis de Gauche qui se transforment en ralliement pur et simple aux plans de la bourgeoisie.

DEUX CAMPS

Au cours de la lutte, deux intérêts antagonistes vont s’affronter : ceux de la classe bourgeoise et de ses relais (politiciens, réformistes syndicaux, médias...), et ceux du prolétariat et de la population travailleuse. Les premiers vont tenter de faire accepter la fermeture sous prétexte de réalisme économique, d’impossibilité de faire autrement. Ils vont pousser les travailleurs à négocier des primes de départ et de reclassement, et diriger leurs attaques contre la délégation syndicale qui s’oppose à la fermeture. En face, c’est un front de tous les travailleurs qui doit se constituer : ceux de l’ensemble du secteur automobile, quel que soit leur statut ou leur affiliation syndicale, mais aussi ceux des autres entreprises confrontés aux délocalisations, aux bas salaires, à l’exploitation par la classe capitaliste. Ils doivent aussi chercher le soutien parmi la population, les chômeurs, les commerçants qui subiraient les conséquences de la fermeture. Nous devons faire grandir l’idée d’une grève interprofessionnelle de solidarité reconductible à la rentrée.

L’URCF soutient sans réserve la lutte contre la fermeture de Citroën Aulnay et contre les licenciements. Engagée dans la construction du Parti Communiste révolutionnaire de France, elle appelle les travailleurs à rejoindre ses rangs pour renverser ce système par la révolution socialiste.