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L’aménagement du capitalisme est une trahison pour la jeunesse ; le capitalisme, il faut le détruire !

vendredi 14 novembre 2014, par lmartens

Ce sont les masses qui font l’histoire et la révolution intervient quand les conditions objectives et subjectives ont été réunies. Pour faire la révolution socialiste, il faut alors arracher les masses à la Social-Démocratie. Celle-ci, incarnée entre autres par le PCF joue son rôle qui est d’empêcher les masses de faire la révolution. Le PCF est totalement intégré au système d’exploitation capitaliste, mais aussi à l’U.E., qui est un outil d’extraction de la plus-value à grande échelle.

La Social-Démocratie a pour but le maintien de l’exploitation de la classe ouvrière par la classe capitaliste et ce qu’elle veut, c’est la conservation des capitaux et de leurs processus d’accroissement. Dans les années 1960-1970, le PCF emmenait sa JC dans une entente avec la SFIO (futur PS), un programme commun qui était présenté, au départ, comme un moyen d’amener la SFIO sur des bases révolutionnaires. En réalité, c’est le PCF qui s’est social-démocratisé et il entraîna sa JC vers la catastrophe idéologique.
Le PCF usurpe le nom de « communiste » alors qu’il n’est plus communiste depuis le processus de mutation de ce parti (abandon de la dictature du prolétariat, abandon de la défense de la classe ouvrière, du matérialisme dialectique, etc...). Le PCF est le flanc gauche du PS des monopoles et on peut constater cela lors des élections (appel au vote pour Hollande, à l’union de la « gauche »…) ou dans les communes cogérées par le PCF et le PS.

Le PCF est un parti de type social-démocrate et il est une force d’appoint du capitalisme. C’est-à-dire que son véritable rôle est de faire le lien entre les masses et le capitalisme de monopole, avec pour but qu’aucune formation véritablement communiste-révolutionnaire puisse se construire et guider les masses vers la révolution socialiste.
Le PCF a formé idéologiquement sa JC en lui insufflant une idéologie social-réformiste, tout en donnant l’illusion à ses membres qu’ils sont des révolutionnaires. D’ailleurs, Pierre Laurent, dirigeant du PCF, parle déjà de « construire une alternative à gauche » pour 2017, avec les frondeurs du PS, des Verts et du PG. Il faut évidemment trouver une solution quand son masque social commence à s’effriter dans les masses.

La jeunesse de l’URCF entend les critiques sur l’URCF et son « sectarisme » ou « culte de l’isolement ». C’est tout à fait faux, mais nous refusons d’abandonner nos fondamentaux de luttes qui sont essentiels pour la révolution socialiste. La collaboration de classe est une trahison et nous ne voulons pas que notre organisation soit souillée par l’opportunisme.

Les partis bourgeois tels que PS, UMP ou FN sont des piliers de la dictature du Capital, alors que les partis petit-bourgeois, tels que ceux du Front de Gauche, sont des outils de conservation du mode de production capitaliste. Ces derniers se présentent comme des opposants au capitalisme, dénonçant les conséquences du système, mais sans pour autant remettre en cause ses fondements et sa dictature, d’où leurs slogans contre la « finance » et pour « l’humain d’abord ».

Dans certaines organisations qui se réfèrent au communisme à l’intérieur du Front de Gauche subsistent des survivances d’une conception dangereuse pour le prolétariat : la théorie des étapes, qui affirme qu’il y aurait une étape intermédiaire entre la dictature du Capital et la dictature du prolétariat, en alliance avec la social-démocratie, un Etat intermédiaire qui se situerait avant l’Etat prolétarien.
Cette théorie s’appuie objectivement sur les révolutions démocratiques d’Amérique Latine, comme, par exemple, au Venezuela. Effectivement, la révolution au Venezuela a été une révolution progressiste, mais il s’agit d’une révolution démocratique anti-impérialiste et les conditions sont totalement différentes. Il n’est pas possible de transposer ce qui s’est passé dans ces pays dans le cadre d’un pays impérialiste comme la France. De plus, il n’y a que l’Etat prolétarien qui émergera après la révolution socialiste, Etat qui s’éteindra au fur et à mesure que s’éteindront les contradictions classe antagonistes, qui sont justement une des causes de la révolution.

Des organisations extérieures au F.d.G. sont aussi porteuses de cette théorie opportuniste, qui s’articulerait par une étape « patriotique » ou « antilibérale ». Le Parti Communiste de Grèce avait très justement présenté la théorie des étapes comme une théorie dangereuse et irréalisable dans le cadre de l’impérialisme. En réalité, elle est un prétexte qui justifie la collaboration de classe et la trahison.

La classe exploiteuse s’engraisse de fric et elle déclenche des guerres, dans la perspective d’un repartage du monde, afin d’exploiter de la main d’œuvre d’acquérir des matières premières. Même le minimum vital pour vivre devient difficile d’accès pour la classe ouvrière, comme par exemple le logement, les soins, l’éducation, la nourriture...
Quand les discours des opportunistes ne font plus recette devant la réalité que vivent des millions de travailleurs, les partis comme les Verts, par exemple, peuvent servir de substitut pour détourner l’attention des masses et de la jeunesse des causes réelles de la crise et de la misère.

La classe ouvrière et le prolétariat n’ont pas d’autres choix, s’ils veulent s’extirper des tentacules destructrices du capitalisme : il faut faire la révolution socialiste, établir et consolider la dictature du prolétariat et construire le socialisme. Mais, pour cela, il faut faire renaitre un véritable parti communiste révolutionnaire et une véritable JC révolutionnaire.

La jeunesse de l’URCF appelle les jeunes travailleurs, étudiants, lycéens, privés d’emploi... qui veulent en finir avec le capitalisme et qui aspirent à la révolution, à venir nous rejoindre dans la lutte. Nous ne sommes pas un parti de gauche, mais une organisation de révolutionnaires et nous avons conscience qu’il n’y a que la dictature du prolétariat qui peut être la réponse à la dictature du Capital.

La réponse est le pouvoir de la classe ouvrière et des travailleurs (dictature du prolétariat selon les classiques).

Comité d’organisation de la jeunesse de l’URCF