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Solidarité de classe avec les chauffeurs routiers en lutte !

vendredi 23 janvier 2015

Les routiers, avec leurs organisations syndicales, exigent un réajustement du pouvoir d’achat, car ils sont payés au SMIC et parfois même bien en dessous, pour une durée de travail allant souvent bien au-delà de 35h.

Les routiers sont obligés de rouler 12 à 14 heures minimum par jour, afin de gagner juste de quoi répondre à leurs besoins. La revendication exprimée est de 5% de revalorisation, soit 100 euros brut.

Le patronat, qui veut imposer aux travailleurs des salaires d’embauche en dessous du SMIC dans toutes les branches, s’oppose farouchement à négocier un accord au-dessus de 2% déduits des 0,8% de revalorisation gouvernemental annuel.

Dans l’intérêt de tous les travailleurs, il faut valoriser et populariser les luttes existantes pour les salaires et l’emploi. Cela vaut mieux que le « dialogue social », prôné par le PCF et les directions syndicales réformistes, qui s’inscrit dans la démarche de négocier un bon accord avec le patronat, au lieu de se battre contre le pacte Hollande-MEDEF.

Avec la hausse des tarifs publics, des loyers, des charges et des impôts, les salaires ne permettent plus de faire face aux dépenses, ils donnent juste la possibilité au patronat d’encaisser des plus-value de plus en plus importantes sur les richesses créées par le travail.

L’URCF propose de se battre pour un SMIC à 1900 euros par mois avec une hausse de tous les salaires de 300 euros minimum.

En effet, ce n’est pas aux travailleurs de faire des sacrifices pour l’entreprise dans laquelle ils sont embauchés. Le gouvernement PS, comme le faisait l’UMP, octroie plus de 130 milliards d’euros de cadeaux au Capital. Les revendications doivent donc s’exprimer en fonction des besoins et non par rapport à la situation économique de crise permanente du capitalisme.

L’URCF appelle à la solidarité de classe avec les chauffeurs routiers en grève et à la lutte pour défendre le pouvoir d’achat. Tous ensemble, nous pouvons faire plier le patronat. Une victoire des routiers redonnera confiance en leurs forces aux travailleurs et à la classe ouvrière.

Toutefois, la bourgeoisie ne manquera pas de reprendre tous les acquis qu’elle aura dû concéder sous la pression des luttes. C’est pourquoi il ne faut pas perdre de vue l’objectif stratégique, à savoir la révolution socialiste, et inscrire les luttes économiques, politiques, sociales, démocratiques, dans cette perspective.

Dans la société socialiste, basée sur la propriété collective des entreprises et le pouvoir de la classe ouvrière, la plus-value produite servira directement à satisfaire les besoins sociaux (y compris la hausse des salaires et la baisse des prix).
Plus que jamais, il faut à la classe ouvrière un Parti Communiste révolutionnaire !

Soyons solidaires, luttons !

L’URCF, le 23 janvier 2015