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Les 3 interventions de la JC lors du 4e Congrès de l’URCF - Dernière partie

samedi 31 janvier 2015, par lmartens

Dernière intervention :

Dans la continuité de mes deux camarades nous allons aborder la question de la théorie Marxiste-Léniniste (ML).

Tous ces points ont été discutés par notre commission de préparation de la JC (CP-JC) lors de nos discussions sur le terrain ou dans nos réunions. Nous pensons qu’il est important de présenter au congrès notre positionnement théorique ; car un jeune révolutionnaire qui n’est pas armé de la théorie ML est totalement désarmé face à l’ennemi. La jeunesse ne doit pas oublier que nos ennemis sont intelligents et qu’il ne faut pas les sous-estimer. Nous devons travailler pour atteindre le niveau théorique nécessaire. Mais cela ne suffit pas : il nous faut mettre en pratique la théorie, ce qu’on appelle la praxis, c’est-à-dire la cohérence entre la théorie et la pratique. D’ailleurs, notre organisation l’URCF met en avant une praxis solide à travers ses sections d’entreprises par exemple, et maintenant avec la CP-JC.

Notre commission c’est d’abord la prérénisatisation de notre idéologie que nos ennemis voudraient justement détruire. La CP-JC de l’URCF a été lancée il y a plusieurs mois, et nous nous apercevons de la nécessité de créer une JC pour organiser la jeunesse exploitée. Cette jeunesse, c’est la jeunesse exploitée d’un pays qui a atteint le stade de l’impérialisme depuis longtemps. C’est-à-dire qu’il a atteint le stade du capitalisme monopoliste qui est déterminé entre autres par la puissance du capital financier. C’est-à-dire que les capitaux industriels ont été fusionnés aux capitaux bancaires et ont engendré de ce fait une monopolisation de tous les secteurs de production. Mais c’est aussi une oligarchie de plus en plus belliqueuse, la classe capitaliste bourgeoise s’enrichissant de plus en plus pendant que les pauvres s’appauvrissent. La richesse est égale à une addition de misère. Le capital a besoin d’absorber l’énergie de ces jeunes travailleurs qui sont appelés à produire la plus-value pour la classe capitaliste.

Quel est actuellement l’objectif essentiel de notre CP-JC ?

L’essentiel pour notre commission est évidemment la question de son renforcement. Pour cela nous travaillons à répondre à cette question :
Qui sont ces jeunes qui doivent adhérer à notre future JC et quelles sont leurs difficultés ?

Nous avions alors conclu lors de nos réunions qu’il y avait trois types d’adhérents potentiels :
1- Les jeunes étudiants.
2- Les jeunes militants.
3- Les jeunes des quartiers.

Tous ces jeunes subissent le joug du Capital et pour certains, ils ont été déformés idéologiquement, et on doit alors s’adapter aux difficultés et aux besoins différents de chacun. Pour absorber l’énergie de tous ces jeunes afin qu’ils puissent créer la plus-value, le Capital doit alors mettre en avant une propagande anti-communiste très forte, un obscurantisme qui attisera la confusion idéologique dans la jeunesse. Mais le mode de production capitaliste renferme en son sein des contradictions qui ne peuvent pas être évitées. L’impérialisme est agonisant et ses contradictions se font de plus en plus fortes.

On pourrait alors se poser la question : mais quelles sont ces contradictions ?
Il y a trois contradictions qui sont les plus perceptibles et devant lesquelles la jeunesse doit se dresser :

1- La contradiction Capital/Travail : le mode de production capitaliste doit apporter aux forces de travail qu’elle achète des capacités, des compétences, des connaissances qui engendreront une certaine dextérité dans la production. A un certain moment, ces jeunes vont alors être face à un choix : soit de suivre le système et d’accepter ce système d’exploitation, soit acquérir les armes idéologiques nécessaires pour affronter et détruire ce même système. De se mettre à genou face au Capital ou alors de lutter contre lui. De cet accroissement de l’antagonisme de classe Capital/Travail, notre JC devra conscientiser ces jeunes afin qu’ils comprennent que le système d’exploitation peut être détruit, en adhérant et en combattant dans une véritable Jeunesse Communiste révolutionnaire.

2- Seconde contradiction : c’est la contradiction liée aux colonies de l’impérialisme français. Une des conditions essentielles pour l’existence de l’impérialisme c’est l’exportation des capitaux vers les sources de matières premières. Matières premières mais aussi main d’œuvre « bon marché » dans l’objectif du profit maximum pour les monopoles. D’ailleurs, l’impérialisme est dans l’obligation d’apporter une certaine éducation à sa main d’œuvre, afin qu’elle puisse créer le profit voulu. Une éducation qui peut engendrer la naissance des mouvements anti-impérialistes, etc. Certains jeunes issus de l’immigration par exemple, connaissent l’exploitation des peuples opprimés, soit parce qu’ils ont vécu au pays, soit parce qu’ils ont encore de la famille restée là-bas. Mais dans tous les cas et à un moment où la communication entre ces jeunes est beaucoup plus rapide, nous devons faire comprendre à ces jeunes que les difficultés des peuples opprimés sont conditionnées par la soif du profit maximum de l’impérialisme.

3- Troisième contradiction : ce sont les contradictions inter-impérialistes. Comme nous l’avons dit, l’impérialisme a besoin que le processus d’accroissement des capitaux puisse se réaliser avec plus de fluidité. Mais tous les impérialismes, que ce soit celui de la France, de l’Allemagne ou de l’Angleterre par exemple, tous sont soumis à la même contrainte : pour grossir leurs profit il faut toujours plus de matières premières et de main d’œuvre « bon marché ». Les pays qui sont intégré dans ce qu’on appelle BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine,) et qui sont des jeunes états impérialistes veulent aussi leurs part du gâteau. Dans le cadre de ce développement inégal, les conflits entre ces pays sont alors inévitables. De là, déclenchement des guerres impérialistes pour le partage du monde. L’impérialisme français est d’ailleurs un des plus ancien et de ce fait il est caractérisé par une certaine expérience dans deux choses :

a- L’expérience dans la violence.

b- L’expérience dans la gestion de ses capitaux.

Une guerre coûte cher alors que dans le même temps, la classe capitalise en France dit à la jeunesse exploitée qu’elle doit payer la crise du capitalisme. Elle lui dit qu’il n’y a pas assez d’argent pour leur apporter un emploi, un travail, un logement ou alors des accès aux soins convenables. Notre JC devra alors dire à ces jeunes que l’argent, il y en a, mais que la classe capitaliste préfère déclencher des guerres pour faire toujours plus de profit, plutôt que d’investir pour leurs besoins vitaux.

La jeunesse doit atteindre une conscience de classe, c’est-à-dire qu’elle doit comprendre qu’il n’y a que deux classes totalement antagoniques : la classe capitaliste et la classe ouvrière. Entre ces deux classes il y a des couches sociales qui ont été plongées dans une confusion, intentionnellement crée par le Capital et dans le but de diviser les masses. D’ailleurs, nous avons pu constater cela dans notre travail d’agitation sur le terrain. On a fait cette expérience pratique à la sortie des universités par exemple.

Dans les discussions, après quelques minutes d’échanges, nous posons alors la question au jeune devant nous : De quelle classe es-tu ?, certains jeunes nous répondent alors qu’ils sont ouvriers, mais ils répondent avec hésitation. Et parfois ils ne répondent pas. Mais dans les deux cas, on a là un exemple pratique de cette confusion que le Capital a réussi à créer dans la jeunesse. Car même quand ils répondent juste, l’hésitation elle-même et le manque d’argumentation ont un sens.

Sur le terrain nous nous apercevons aussi que beaucoup de jeunes sont d’accord que le mode de production capitaliste est un régime basé sur l’exploitation d’une classe sur une autre, et que cela est la cause de leurs difficultés. Mais c’est la même réponse qui revient très souvent dans la bouche de ces jeunes, qui nous disent alors : « d’accord, mais si on détruit le capitalisme, comment pourrait-on faire pour continuer à vivre ! ». Comme on l’avait dit au début, l’ennemi est intelligent, car le Capital a réussi à faire croire à beaucoup de ces jeunes que le mode de production capitaliste est la seule réalité objective possible, c’est-à-dire qu’il n’y a pas d’autres choix que de vivre avec lui. Cela est évidemment récupéré par les opportunistes et les réformistes, qui se nourrissent de ça et servent alors le Capital.

Nous devons faire comprendre à la jeunesse française que la lutte des classes est la seule voie pour changer radicalement de société, pour passer au socialisme après le renversement du capitalisme et de son Etat par une révolution.

Pour réussir nous avons un outil efficace qui est la dialectique. Cette méthode d’analyse échappe à la logique de l’ennemi et elle est une force puissante pour les révolutionnaires. La dialectique nous permet de rechercher, d’étudier et de comprendre les phénomènes de la vie sociale, de comprendre les contradictions entre les différentes forces sociales que cette société renferme. Les masses exploitées, guidées par le prolétariat décideront alors de leur histoire, et la dialectique nous permet d’accomplir ce processus inévitable. Que cela soit pour les phénomènes de la société ou pour les phénomènes de la nature, c’est le même procédé d’analyse qui permet de comprendre et d’anticiper la réalité dans sa complexité.

Prenons un exemple avec un œuf et une poule : Nous avons un œuf dans lequel différentes forces de la nature s’entrechoquent. C’est-à-dire que dans cet œuf, il y a des molécules, des atomes, des cellules, des particules élémentaires…etc. Tout cela interagit et s’affronte mais dans le cadre d’un développemen. C’est-à-dire que ces différentes forces de la nature sont en contradiction. De ces contradictions, c’est-à-dire de ces conflits entre les différentes forces de la nature à l’intérieur de l’œuf, va naître un poussin qui brisera la coquille d’œuf. On est alors dans la négation de l’œuf. Mais ce poussin va grandir, il deviendra une poule, c’est-à-dire qu’il ne gardera pas la même identité. Cette poule serait alors la négation de la négation, c’est-à-dire qu’on est alors dans la solution. De l’analyse d’un problème et avec l’arme de la dialectique nous avons une solution à ce problème. Les processus sont toujours compliqués à comprendre, mais ils peuvent être compris grâce à la dialectique. Ce sera le même procédé d’analyse avec les phénomènes de la vie sociale et il nous permettra de lutter contre le Capital.

Après cela et dans la même logique nous nous posons alors la question : comment détermine- t-on une classe sociale et quelles sont les conséquences de la lutte des classes ?

Une classe sociale est déterminée par ses conditions d’existence matérielles. De ces conditions d’existence matérielles naissent des idées. C’est-à-dire que ces idées sont alors les reflets de la classe d’où elles naissent : à chaque classe ses idées. C’est-à-dire qu’un jeune qui est seul dans la vie, qui vit dans un appartement pourri, qui parfois à des enfants et essaie de survivre en travaillant comme un chien, n’a pas les mêmes idées que le patron qui l’exploite et qui s’enrichit en l’exploitant. On n’a simplement pas les mêmes idées dans une cave que dans un château. Au niveau de toute la société, ces idées vont alors à un certain moment être en contradiction : c’est-à-dire en conflit. Car la classe exploitée ne se laissera pas éternellement marcher dessus. Un jour et avec son parti pour guide, elle s’émancipera de ses exploiteurs. Ce degré de la lutte des classes engendrera des batailles acharnées dans lesquelles les idées seront alors représentées par des forces sociales qui s’affronteront à l’intérieur de la société. Les forces sociales du Capital, celles qui voudront conserver l’ancien ordre social, seront considérées comme réactionnaires aux yeux de la majorité de la population. En face, il y aura les forces progressistes qui voudront alors passer au nouvel ordre. Choc entre les différentes forces réactionnaires et progressistes et dans lesquelles la jeunesse exploitée sera évidemment englobée et jouera un rôle important. Nous devons conscientiser la jeunesse, nous devons dire aux jeunes et leur faire comprendre que l’adhésion à une JC révolutionnaire en est le prolongement nécessaire. Ces jeunes doivent comprendre que l’hégémonie de la classe capitaliste est conditionnée par l’exploitation de la classe ouvrière et de sa jeunesse. Car quand la grande bataille aura lieu nous devrons alors lancer toutes nos forces vers un seul objectif : la révolution socialiste ! Atteindre et consolider le pouvoir de la classe ouvrière et de ses alliés (la dictature du prolétariat) seront les tâches de la classe ouvrière organisée pour pouvoir construire le socialisme. Ces jeunes doivent comprendre qu’il faut en finir avec cette propriété privée des moyens de production, et que la réponse est la socialisation de ces mêmes moyens de productions. Ces jeunes doivent comprendre que le mode de production capitaliste n’est pas aménageable et que la seule solution est sa destruction.

Mais pour que la jeunesse populaire et prolétarienne s’émancipe il y a une autre condition qui est indispensable.

C’est un obstacle à abattre, sans quoi il serait alors très difficile, voire impossible d’avancer vers la victoire. C’est ce qu’on pourrait appeler un ennemi à trois pattes. Cet ennemi a trois pattes, c’est la Social-Démocratie, le réformisme et l’opportunisme. Cet ennemi à trois pattes est un obstacle pour la révolution socialiste, car il a pour objectif de gérer et d’aménager le cadre du capitalisme et de ce fait œuvre la conservation de ce mode de production. Nous devons alors lui couper les pattes et faire comprendre à la jeunesse qui renforcera nos rangs qu’elle n’intégrera pas une organisation de « gauche », c’est-à-dire servant de caution au capitalisme mais une JC révolutionnaire, Marxiste-Léniniste et qui a pour ennemi le Capital, les partis bourgeois : UMP, Sociale-Démocratie, FN mais aussi ses relais : le réformisme et l’opportunisme. L’alliance avec la Sociale-Démocratie et le réformisme est une collaboration de classe et une trahison pour la jeunesse révolutionnaire.
Ce qu’on peut constater depuis que la CP-JC de l’URCF a été lancée, c’est qu’elle remporte des succès alors qu’elle est totalement à contre-courant. C’est un signe qui ne trompe pas. Alors que l’ennemi met beaucoup d’énergie dans sa propagande anti-communiste, qu’il continue de criminaliser les communistes et qu’il veut faire croire aux jeunes qu’être communiste c’est une mauvaise chose, et bien nos idées avancent et remportent des succès. C’est-à-dire qu’elles avancent alors que les conditions objectives et subjectives ne sont pas en sa faveur. Quand les conditions seront réunies nous serons alors beaucoup plus forts, car une addition de succès, mais aussi l’analyse des défaites ne peuvent que nous mener vers la victoire. Nous luttons pour devenir la JC du parti unifié et reconstruit, ce sera un pas en avant très important pour la classe ouvrière, les jeunes intellectuels et sa jeunesse exploitée. Que cela soit dans la théorie ou dans la pratique, notre JC assumera toujours son guide idéologique comme étant le ML selon les quatre classiques : Marx-Engels-Lénine-Staline.

Si nous vous avons présenté ce rapport d’activité théorique, c’est pour démontrer à notre congrès et à ses délégués que sa JC avance sur des bases solides. Démontrer que sa JC se battra pour faire renaître une jeunesse véritablement Marxiste-Léniniste dans ce pays, renaissance conditionnée par la lutte pour nos fondamentaux de luttes que le PCF a lâchement abandonné.

Tous ensembles, camarades, nous allons reconstruire un parti doté d’une JC révolutionnaire. Avec l’exemple des communards, des bolcheviks, du Che pour inspiration, tous ensembles, nous abattrons le capitalisme et libèrerons l’humanité de l’exploitation, de l’oppression.
En avant camarades !