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Défendons notre droit à étudier !

samedi 18 avril 2015, par lmartens

En France comme partout ailleurs, la bourgeoisie capitaliste s’attaque à tout ce qui fait obstacle à ses profits : le droit pour tous de faire des études supérieures de qualité est menacé.

Tout ce qui n’est pas rentable pour les capitalistes est voué à être détruit !
Si on veut vivre dans un monde juste, on ne peut pas soutenir ce système qui ne sert que le profit des riches ! Dans l’Histoire, il n’y a que le socialisme qui a pu éradiquer l’exploitation capitaliste. Et c’est parce que les consciences de classe étaient plus éclairées (après l’horreur des guerres notamment) se manifestant dans les luttes et grèves, et aussi parce que l’URSS socialiste donnait espoir aux travailleurs organisés, que les capitalistes ont été forcés de concéder des services publics de qualité qui permettaient la satisfaction de certains besoins essentiels.

Aujourd’hui, on voit tous les jours le système capitaliste dans les pays avancés en proie en à une crise aigue : les ventes baissent, l’industrie se délocalise vers les pays sans Code du travail ; la violence, les guerres et la misère humaine se répandent ; le chômage est incurable.

Pour maintenir leurs marges de profits, les capitalistes exigent que les salaires baissent : pour cela, ils cassent tous les services publics qui permettent aux femmes et aux hommes de vivre décemment. La santé, les transports, l’éducation,…tout est soumis à l’austérité que nous imposent les riches organisés grâce à LEUR État et à LEURS lois.

C’est la raison pour laquelle nous appelons au rejet du Pacte de responsabilité Hollande-MEDEF et de la loi Macron.

Les études supérieures aussi sont attaquées : elles devraient permettre aux couches modestes des travailleurs d’espérer briser la fatalité de la reproduction sociale. Pourtant, le système capitaliste n’a jamais pu réellement permettre à tous de s’élever : alors que les ouvriers et employés représentent 52% des salariés, seuls 26 % des étudiants en licence (17 % en master) sont issus de ces catégories professionnelles, et ce taux ne cesse de baisser depuis 8 ans.

Aujourd’hui, les universités et les formations sont de valeurs inégales.
Le système de bourses allouées aux étudiants issus de milieux populaires, compte-tenu de leur niveau (267 euros par mois en moyenne, 461 euros maximum), relève du cynisme : c’est un cache-sexe qui démontre le mépris des dirigeants qui se moquent du sort de tous les étudiants et du droit démocratique d’étudier.

Comment accepter qu’aujourd’hui plus d’un tiers des étudiants soient obligés de travailler à temps plein pour se payer des études ? Comment admettre qu’aujourd’hui, près d’un étudiant sur quatre interrompe ses études sans avoir obtenu de diplôme ? En URSS et en RDA, sous le régime socialiste, était institué un vrai salaire étudiant : c’est cela que nous devons revendiquer pour une réelle démocratisation de l’enseignement supérieur !

Depuis la loi LRU (autonomie de gestion des universités), on voit se développer un système d’études à deux vitesses : les riches universités sélectives (frais de scolarité importants) et les universités publiques qui, sous l’effet de l’austérité budgétaire imposée, réduisent leur volume de formation, gèlent les postes d’enseignants, et dégradent considérablement les conditions d’études (TD transformés en cours magistraux, contrôle continu qui disparaît…etc.).

Que faire ?

Il faut se battre pour le projet d’une université de qualité POUR TOUS ! En organisant un mouvement de contestation à l’échelle nationale et qui s’appuiera également sur la mobilisation des enseignants et des autres travailleurs de l’enseignement supérieur.

Nous devons porter le drapeau de la lutte pour le socialisme ! C’est le seul système qui nous permettra d’organiser toutes les forces du travail pour le bien-être de la majorité. Il faut faire la peau au capitalisme qui nous pousse à nous opposer et à être seul pour s’en sortir !

Avec une meilleure organisation et une planification basée sur la satisfaction des besoins de tous les travailleurs et de leur famille, nous n’aurons plus besoin de sacrifier notre énergie à des activités inutiles pour le seul intérêt de la grande bourgeoisie. Nous pourrons définir un enseignement supérieur répondant aux besoins de faire progresser la recherche, l’innovation, la culture et la productivité de la société, et non plus aux seuls intérêts des monopoles.
Dès maintenant, organisons-nous pour faire un émerger un mouvement de lutte pour une université utile, de qualité et démocratique !

Pour exiger la gratuité des études supérieures, l’augmentation des bourses pour les étudiants de famille populaire ! Halte à la sélection sociale !

Reconstruisons le Parti communiste révolutionnaire avec l’idéal d’une société sans classe, où le travail de TOUS n’aura pour but que l’intérêt de TOUS !
L’utopie, c’est de croire qu’en restant passif, on obtiendra de la bourgeoisie capitaliste et de son État la satisfaction de nos besoins, alors que seule leur classe et leurs privilèges comptent !

Nous appelons tous les jeunes conscients de la situation de pourriture du système capitaliste à rejoindre la jeunesse du parti Révolutionnaire des communistes ! Organisons-nous ! Libérons-nous de l’ignorance de notre condition d’exploité.